#26- Coaching Elodie: Entre la vision et le passage à l’acte, il y a la résistance
Elle a la vision, elle a fait le travail sur elle-même — et pourtant, quelque chose la retient.
Dans ce coaching, nous plongeons dans trois résistances profondes : la peur du jugement, la peur du succès et sa relation à l’argent.
Podcast #26
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Le podcast Inner Space : Épisode 26
Introduction : Ce que nous manquons souvent
Tu as déjà ressenti cet étrange entre-deux — celui où tu vois clairement où tu veux aller, et pourtant quelque chose en toi résiste ? Tu n’es pas perdu·e. Tu n’es pas confus·e. Tu ressens simplement… de la résistance.
C’est exactement là où se trouve Elodie dans cet épisode de The Inner Space. Une femme qui a fait des années de travail sur elle-même, qui connaît sa vision, qui est déjà passée à l’action et pourtant, quelque chose la retient encore de pleinement entrer dans son prochain chapitre.
Dans cette session de coaching, nous explorons trois des blocages les plus courants et les moins évoqués qui empêchent les personnes conscientes et introspectives d’avancer:
-la peur du jugement
-la peur du succès
-une relation complexe à l’argent.
Et nous ne restons pas au niveau du mental. Nous allons dans le corps, là où le vrai changement se produit.
Mentionné dans l’épisode :
– Épisode 16 : Coaching Annelie: Guérir la peur d’être vue: ICI
– Épisode 14 : Coaching Amy: Comment passer du sentiment d’être dépassée à porter sa vision? ICI
– Session de coaching gratuite enregistrée: Candidater ICI
– Lecture Human Design ICI
Tu sais où tu vas mais tu ressens de la résistance
Elodie se décrit comme étant à un tournant. Elle a une vision claire pour un nouveau chapitre professionnel, elle a déjà commencé à agir, et elle a fait un travail personnel considérable. En apparence, tout devrait l’inviter à avancer avec confiance.
Et pourtant.
« Je sens que j’ai la direction, je sais où je veux aller, mais je ressens encore des résistances », partage-t-elle en ouverture de session.
C’est l’un des endroits les plus frustrants où se trouver parce que de l’extérieur, et même depuis ton propre mental, tout semble bien. Tu as fait le travail. Tu sais mieux. Tu peux rationaliser tes peurs. Mais la résistance est toujours là, vivante dans le corps, se manifestant sous forme d’hésitation, de procrastination ou de doute.
C’est l’écart entre savoir et incarner. Et c’est exactement ce que cette session va combler.
La peur du jugement : le poids sur les épaules
L’une des premières résistances qu’Elodie nomme est la peur d’être jugée et critiquée. Comme elle le décrit, s’engager dans quelque chose de nouveau — quelque chose de plus grand et de plus visible — c’est monter sur une scène. Et une fois sur scène, on perd le contrôle de la façon dont les autres nous perçoivent.
Quand on lui demande ce qu’elle ressent dans son corps lorsqu’elle s’imagine être jugée, sa réponse est immédiate et précise: « C’est plus au niveau des épaules. Comme un poids. Et quelque chose dans le ventre aussi une pression. »
C’est le corps qui parle. Pas le mental qui raisonne, pas l’ego qui se protège le corps, qui porte la peur.
On creuse plus profond. Sous la peur du jugement vit quelque chose de plus tendre: la peur de décevoir. Et en dessous ? Les parents. La petite fille qui était toujours première en classe, qui aimait apprendre, qui ne voulait jamais décevoir personne.
Les croyances que nous portons depuis l’enfance sur la performance, sur la valeur, sur la façon dont nous gagnons amour et approbation ont une façon de nous suivre à l’âge adulte, façonnant silencieusement les choix que nous faisons et les risques que nous osons (ou n’osons pas) prendre.
L’insight clé ici est le suivant: les parents d’Elodie ne lui mettent pas réellement de pression. C’est elle qui a créé cette pression elle-même. Et une fois qu’elle le voit clairement, elle peut commencer à le questionner: Cette attente est-elle réelle, ou est-ce que je l’imagine ?
Le mental sait. Le corps porte encore la peur
L’un des moments les plus importants de cette session arrive quand Elodie commence à raisonner ses peurs et je l’interromps doucement.
« Tu es intelligente. Je n’ai pas besoin de te dire ce que tu sais déjà. Ce que nous pouvons maintenant faire bouger, c’est la sensation dans le corps. »
C’est une distinction qui change tout. Elodie, comme beaucoup de personnes profondément conscientes d’elles-mêmes, a fait beaucoup de travail cognitif. Elle peut articuler ses peurs, les contextualiser, les rationaliser. Mais la peur ne vit pas dans le mental. Elle vit dans les épaules. Dans le ventre. Dans la poitrine.
Travailler uniquement au niveau du mental est l’une des raisons les plus courantes pour lesquelles les gens se sentent bloqués même après des années de développement personnel. Ils ont accumulé une conscience énorme, mais le corps n’a pas encore rattrapé. La sensation n’a pas changé. Et c’est le corps, pas le mental, qui détermine en fin de compte comment nous avançons (ou n’avançons pas) dans la vie.
L’invitation est toujours la même : ne te contente pas d’y penser. Ressens-le. Remarque où ça vit dans ton corps. Et à partir de là, le vrai travail — et le vrai changement — devient possible.
Human Design: le Manifesting Generator et le profil 2/4
À ce stade de la session, nous ajoutons une couche de contexte qui aide Elodie à comprendre ses schémas d’une toute nouvelle façon: le Human Design.
Elodie est une Manifesting Generator un type connu pour aller vite, explorer plusieurs directions et changer de cap quand quelque chose ne résonne plus. Ce n’est pas un défaut. C’est littéralement ainsi qu’elle est conçue pour fonctionner.
Pour une Manifesting Generator, changer de direction n’est pas de l’inconstance. C’est de l’intelligence. La clé, cependant, est d’informer les personnes autour de soi lorsqu’on change pour qu’elles puissent suivre plutôt que se sentir perdues.
Son profil est 2/4, ce qui ajoute une autre nuance. La Ligne 2 porte une sensibilité particulière autour des attentes : soit les autres projettent des attentes sur toi, soit tu les projettes toi-même sur toi. Ça te parle ? Elodie le reconnaît immédiatement.
« C’est exactement ce qui est ressorti de notre discussion, » dit-elle. « Je ne savais pas ça, en fait. Maintenant je comprends pourquoi je me mets cette pression. »
C’est la beauté du Human Design utilisé dans un contexte de coaching — non pas comme une étiquette figée, mais comme une carte vivante. Une façon d’arrêter de pathologiser ses schémas et de commencer à les comprendre.
Et pour l’aspect Ligne 4 de son profil: son plus grand atout pour construire le succès réside dans la connexion. Travailler depuis le cœur, se connecter authentiquement aux personnes qui l’entourent — c’est de là que son impact (et son abondance) va naturellement émerger.
La peur du succès et la peur cachée de perdre le contrôle
La deuxième grande résistance qu’Elodie nomme est peut-être la plus contre-intuitive : elle n’a pas peur d’échouer. Elle a peur de réussir.
« Je sais qu’au fond de moi j’ai tout pour gagner, » dit-elle. Et puis, presque dans le même souffle: « Mais ce que je vais gagner — oh mon Dieu, est-ce que je pourrai gérer ça? »
C’est la peur du succès dans sa forme la plus honnête. Pas une peur des projecteurs en eux-mêmes, mais une peur de ce qui vient avec. Plus de visibilité. Plus d’attentes. Moins de contrôle sur la façon dont on est perçu·e. Et autre chose, de plus subtil la peur de perdre ce qu’on a soigneusement construit.
Pour Elodie, cette chose précieuse, c’est l’équilibre.
Elle a travaillé dur pour créer de la stabilité, un ancrage, un sentiment d’équilibre dans sa vie. Et entrer dans une version plus grande d’elle-même lui semble pouvoir perturber cet équilibre au moins temporairement.
Au moment où elle le nomme, quelque chose se déplace. Ce n’est plus une anxiété vague autour du succès. Cela devient une question claire et concrète: De quoi ai-je besoin pour me sentir suffisamment en sécurité pour grandir?
Sa réponse arrive rapidement et avec certitude: stabilité, équilibre, un sentiment de sécurité. Une base ancrée depuis laquelle elle peut s’étendre.
Ce n’est pas une limitation. C’est de l’information. Et c’est le genre d’insight qui transforme la résistance en feuille de route concrète.
Les blocages avec l’argent: de la pression vers une abondance centrée sur le cœur
Le troisième fil que nous explorons est la relation d’Elodie à l’argent et c’est peut-être le plus riche des trois.
Elle décrit une histoire où elle a été sous-payée, où elle a lié sa situation financière à sa valeur, où un trauma au début de sa vie professionnelle a façonné la façon dont elle négociait (ou ne négociait pas) sa valeur.
Elle décrit l’argent comme une pression et quand on lui demande d’imaginer un monde sans argent, elle dit, presque sans réfléchir: « J’adorerais vivre dans un monde sans argent. »
Cette phrase mérite qu’on s’y arrête.
Parce que notre mental et notre corps sont littéraux. Quand nous disons — même philosophiquement, même avec les meilleures intentions — que nous adorerions vivre sans argent, quelque chose en nous répond en conséquence. Nous créons inconsciemment l’expérience de vivre sans.
Ce n’est pas une question de culpabilité ou d’autocritique. C’est une question de conscience. Et une fois qu’Elodie voit le lien, elle est immédiatement prête à explorer une nouvelle relation à l’argent, une qui résonne avec qui elle est maintenant.
Le changement passe par une visualisation. Je l’invite à imaginer placer l’argent dans son cœur, et le mot fusion émerge naturellement, laisser le cœur et l’argent entrer en fusion, infusés de la couleur verte, d’amour, d’expansion.
Ce qui se passe ensuite est magnifique.
« Je vois beaucoup d’or. Comme de l’or qui prend un bain dans mon cœur. Et ça me met dans la joie. »
De la pression à la joie. Du rejet à l’accueil. De « je veux vivre sans argent » à « entre, tu es le bienvenu ici. »
C’est ça, le travail. Pas de la pensée positive. Pas des affirmations. Un vrai changement, incarné dans la sensation, et, à partir de là, une nouvelle relation devient possible.
Le recadrage qui peut ancrer ce changement : l’argent est l’amour rendu visible. Quand les gens investissent dans ton travail, tes services, tes dons, c’est une façon de dire: je te vois, je valorise ce que tu apportes. Relier l’argent à l’amour plutôt qu’à la pression ou à la valeur personnelle est l’un des pivots les plus puissants que tu puisses faire.
De l’ancien moi au nouveau moi: entrer dans le prochain chapitre
L’un des moments les plus résonnants de la session est quand nous mettons des mots sur ce que cette transition signifie vraiment pour elle.
« Il y a l’ancien moi et le nouveau moi. Et je sens que je suis déjà le nouveau moi à l’intérieur. Mais faire ce projet, c’est montrer le nouveau moi au monde. »
Elle ne devient pas quelqu’un de nouveau. Elle l’est déjà. Le projet, le déménagement dans une nouvelle ville, le prochain chapitre professionnel ce ne sont pas la transformation. Ce sont l’expression d’une transformation qui a déjà eu lieu.
Cette distinction importe profondément. Parce que quand on comprend qu’on n’attend pas d’être prêt·e, on l’est déjà, la résistance s’adoucit. Ce qui reste n’est pas une question de capacité, mais une question de disposition à être vu·e.
Et c’est, finalement, l’invitation de cet épisode.
Les points clés à retenir
Si tu te es reconnu·e dans l’histoire d’Elodie, voici les questions essentielles à explorer:
–Sur la peur du jugement: De qui portes-tu réellement les attentes et sont-elles réelles, ou te les imposes-tu toi-même ? Quand tu ressens le poids de la déception, où vit-il dans ton corps?
–Sur la peur du succès: Qu’est-ce que tu pourrais perdre en grandissant ? Le nommer vraiment le nommer est la première étape pour le traverser plutôt que de le contourner.
–Sur l’argent: Comment te sens-tu (et non ce que tu penses) quand tu imagines l’argent ? Si l’argent te tendait un miroir, qu’est-ce qu’il te montrerait?
–Sur le corps: La prochaine fois que tu commences une phrase par « je pense », fais une pause et demande-toi — qu’est-ce que je ressens ? Le corps porte des réponses que le mental cherche encore.
Tu veux aller plus loin?
Si cet épisode t’a parlé, tu pourrais aussi apprécier la session de coaching avec Annelie sur la peur d’être vue ICI, ou la session avec Amy sur le fait de croire en sa vision ICI.
Et si tu es curieux·se de ton propre Human Design — que tu sois Manifesting Generator, Projector, Generator, Reflector ou Manifestor — une lecture Human Design peut t’offrir une boussole puissante pour vivre et travailler en alignement. Réserve en cliquant ICI.
Qu’est-ce qui t’a le plus parlé dans cet épisode?
